Balanod et Angèle Locatelli

En 1917, mon grand-père Carlo Battista Locatelli était arrivé en France depuis deux ans. Cette fois ma grand-mère a décidé de le rejoindre et avec leurs quatre premiers enfants elle arrive en France le 5 mai 1917, dans le département de l’Ain ou du Jura (pas encore trouvé). La date d’arrivée est notée dans le dossier de naturalisation de leur fils Charles, mais pas le lieu.

Ce qui est sûr, c’est qu’en 1919, une petite fille va arriver, dans un petit village du Jura, ma Maman Angèle Locatelli. Sur l’acte de naissance, pour le domicile de mes grands-parents, il est simplement noté Balanod, donc çà laisse à penser qu’ils habitaient dans le bourg. Et impossible à vérifier dans les recensements, car ils n’y en a pas eus entre 1911 et 1921…. et en 1921, ils n’étaient plus à Balanod… Mais des faisceaux de concordance laissent à penser que Angela Forcella, ma grand-mère serait arriver le 5 mai 1917 à Balanod. Qu’est-ce qui me laisse à penser cette éventualité ?

En juillet 1917, un groupe d’une dizaine d’italiens, tous originaires de Brembilla, sauf un de Berbenno, travaillaient pour Pierre François Moretti. Ce dernier était rattaché à l’Usine Clément Gamet de Nantua, scierie qui travaillait pour la Défense Nationale.

Ce Pierre François Moretti né le 5 août 1883 à Brembilla, n’est pas un inconnu… C’est le gendre de Maria Giovanna Locatelli née le 19 janvier 1846 à Brembilla, tante de Carlo Battista mon grand-père. Maria Giovanna s’est mariée en 1869 à Pietro Musitelli. Ils ont eu huit enfants dont Maria Elisabetta née en 1882 et qui a épousé Pietro Francesco (Pierre François) en 1906 à Brembilla.

Mais ce n’est pas tout, je retrouve Pierre François Moretti comme témoin à la naissance de ma maman Angèle Locatelli et le couple est à son baptême, comme parrain et marraine. Donc, de là à penser que ma grand-mère soit allée à Balanod à son arrivée en France…. C’est possible…

Dommage, mon grand-père Carlo Battista ne fait pas partie de la liste des italiens de la scierie Gamet… Mais pouvait travailler pour un autre patron… En attente de faire de nouvelles découvertes !!!

Sur les tables décennales de Balanod, on peut voir Angèle Locatelli, ma maman et Pierre-François Moretti, le fils de Pierre-François cité plus haut…

D’après mes recherches Pierre-François Moretti de 1917 est le seul enfant du couple Moretti né en France, sa soeur Philomène était à Brembilla (Italie) en 1914. Encore quelques similitudes avec la famille Locatelli…

Maintenant je vais ajouter les informations trouvées sur le Net concernant la petite commune de Balanod.

Sur : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5499412t.image# (La Situation financière des communes en … / présentée par M…, Directeur de l’administration départementale et communale à M…, Ministre de l’intérieur)
Situation de Balanod en 1920
Sur : Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent, classés par département. Tome premier [-VI] département du Jura – Alphonse Rousset, Moreau

Balanod, village de l’arrondissement de Lons-le-Saunier, canton, perception, bureau de poste et paroisse de Saint-Amour; à 3 kilomètres de Saint-Amour et 30 de Lons-le-Saunier.

Bâti à l’entrée du gracieux vallon de Montagnat-le-Reconduit, au pied des premières collines du Mont-Jura, il est limité à l’est par Montagnat-le-Reconduit, à l’ouest par Condal (Saône-et Loire), au nord par Joudes (Saône-et-Loire), au sud par Saint-Amour et la section de Laubespin, commune de Villette. Il se divise en plusieurs quartiers appelés en Vuat, au Village, rue Froide, la Chapelle, le Mollard et Sous-Roche. Les fermes des Comtesses , du Marais et de l’Epena font partie de la commune.

Il est traversé par la route nationale n° 85, de Lyon à Strasbourg par la route départementale n° 15 , de Saint-Amour à Orgelet, par les chemins vivinaux tirant à Condal, à Laubespin, au hameau des Mollards, à la route nationale n°83, par le chemin des Chazeaux à Saint-Amour, et par le ruisseau de Besançon et le bief de Vaubin.

Population en 1790, 336 habitants ; en 1846, 483; en 1851, 450, dont 219 hommes et 231 femmes; population spécifique par kilomètre carré, 91 habitants; 102 maisons, savoir: en Vuat, 32; au Village, 26; à la rue Froide, 5; à la Chapelle, 11 ; au Mollard, 12; Sous-Roche, 5; aux Comtesses , 2; au Marais, 3, et à l’Epena, 6; 110 ménages.

Les plus anciens registres de l’état civil remontent à 1793 ; ceux antérieurs sont à Saint-Amour.

Cadastre exécuté en 1829: surface territoriale 492 hectares 45 ares, divisés en 1737 parcelles que possèdent 234 propriétaires, dont 97 forains; surfaces imposables 479 hectares 45 ares, savoir: 176 hectares 71 ares de terres labourables, 163 hectares 24 ares de bois, 50 hectares 21 ares de prés, 40 hectares 46 ares de vignes, 25 hectares 98 ares de pâtures, 9 hectares 22 ares en vergers, 8 hectares 47 ares en marronniers, 4hectares 82 ares en propriétés bâties, 1 hectare 34 ares en jardins, 63 ares en broussailles, 31 ares de friches, d’un revenu imposable de 16,765 f.; contributions directes en principal 2647 Fr.

Le sol, d’une grande fertilité, produit du blé, du maïs, des pommes de terre, une petite quantité d’orge, de légumes secs et de navette, beaucoup de fruits, tels que marrons, pommes, poires, cerises, du chanvre et des fourrages artificiels. Ou élève beaucoup de vaches employées au labourage, quelques ânes, peu de bœufs , des cochons et de la volaille. 200 ruches d’abeilles. On exporte des céréales et du vin. Le revenu réel des propriétés est de 5 pour cent.

On trouve sur le territoire des carrières de bonne pierre à bâtir et de taille, et des carrières de marbre gris, exploitées.

La principale industrie du pays, après l’agriculture, est l’exploitation des carrières et des usines. Il y a deux moulins à deux tournants et deux à trois tournants, munis chacun d’un battoir à chanvre.

Il existait une papeterie considérée comme l’une des plus anciennes de la province, établie au XVIème siècle par le célèbre Philibert de la Baume. Elle fut remplacée d’abord par une cartonnerie, et depuis 1852, par une foule, un atelier de teinture et une filature de laine. Cet établissement, en voie de prospérité, est dirigé avec beaucoup d’intelligence par M. Bondevenne, qui occupe 25 ouvriers. Les habitants fréquentent habituellement le marché de Saint-Amour.

Biens communaux: une ancienne chapelle, convertie depuis quelques années en salle de mairie; une maison commune, servant de logement à l’instituteur et de salle d’école, fréquentée en hiver par 40 garçons et 25 filles; quatre fontaines, dont trois jaillissantes, et 157 hectares 47 ares de bois , pâtures, vignes et terrains emplantés de marronniers, d’un revenu cadastral de 2392 fr.

Bois communaux: 137 hectares 44 ares , dont 3 hectares 67 ares en exploitation annuelle ; essences dominantes : chêne et hêtre.

Budget: recettes ordinaires 2855 fr.; dépenses ordinaires 2778 fr.

NOTICE HISTORIQUE.

Balanod occupe une partie de l’emplacement de la bourgade gauloise de Vincia, berceau de la ville de Saint-Amour. La contrée, dite en Vaucenans, nom dérivé de Vincia, est semée de débris antiques. Il en est de même des cantons appelés le Monceau et les Chazeaux. La partie du village, dite en Vuat, était bâtie sur les bords de la voie romaine qui conduisait de Vincia à Chalon-sur-Saône par Louhans. L’usage général des toits plats et couverts en tuiles creuses, le nom de Balanos, d’origine grecque , pourraient faire supposer que ce lieu a été habité par des colons venus d’ltalie après la conquête de la Séquanie par les Romains. Balanod figure, sous le nom de Vincia, dans la donation faite en 930 par Bernon, évêque et comte de Mâcon , à Albéric de Narbonne et à ses deux fils, Létalde et Humbert.

Seigneurerie. Ce village était un membre de la baronie de Saint-Amour, et eut les mêmes seigneurs que cette ville. En 1502, pourtant, Jean de Varennes reconnut tenir en fief de Jean de Chalon, comte d’Auxerre , la partie de Saint-Amour en dehors du bourg, Balanod, Allonal et Arbuans; mais sa possession fut de si courte durée, qu’elle mérite à peine une mention. Les habitants et le territoire étaient soumis à la main-morte. Un signe patibulaire, pour l’exécution des criminels, était placé dans l’endroit dit aux Fourches. En 1416 , Claude de Saint-Amour, chevalier, et Jean, son frère, écuyers, fils du sire Jean de Saint-Amour, se partagèrent la baronie. A la suite de ce partage, un château-fort fut bâti sur la pointe d’un rocher qui sépare Balanod de Montagnat-le Reconduit, et devint, sous le nom de Châteauneuf, le chef-lieu d’une nouvelle seigneurie , à laquelle une partie du territoire de Balanod fut incorporée. Claude et plusieurs de ses successeurs prirent le titre de seigneurs de Saint-Amour et de Châteauneuf.

Indépendamment de ces seigneuries principales, il y avait plusieurs fiefs sur le territoire, et entre autres, celui dit d’Ugnia. L’abbaye de Gigny en possédait un autre. En 1666, Abraham de Thésut, prieur de ce monastère abergea, « moyennant le cens annuel de » 50 francs, 1° un chazal et une place à Balanod, où soulait être construit un moulin et batteur, avec cours d’eau, pourprix et pouvoir de faire reconstruire ledit moulin proche le grand chemin de Balanod à Saint-Amour. » D’après des reconnaissances et des terriers de 1403 à 1693, les religieux percevaient dans ce village des lods, vends, corvées, échutes de main morte , et des cens en argent, blé, avoine, vin, huile de noix, poules, etc. Ils y percevaient aussi la dîme.

Guerres, sièges. Balanod, dominé par trois châteaux importants, ceux de Saint-Amour, Laubespin et Châteauneuf, dut éprouver tous les désastres qui accompagnèrent la prise de ces places. Un climat, dit au Siège, rappelle sans doute le souvenir d’un campement ennemi.

Chapelle. La chapelle de Balanod, de petite dimension , et surmontée d’une simple campanille, était dédiée à tous les Saints, dont on célèbre la fête le dimanche qui suit le 1er novembre. Réparée en 1774, elle a été convertie en mairie depuis 1850. Elle fut comprise dans le nombre de celles que l’archevêque de Lyon céda, en 1737 , pour la formation du diocèse de Saint-Claude. Sur la place qui est au-devant de cette chapelle, on remarque une magnifique croix en pierre, exécutée en 1687 par Jean Saunot. Sa base reproduit en relief les instruments de la Passion et les armoiries d’un évêque. Des feuillages, sculptés avec une délicatesse extrême , décorent le monument dans toutes ses parties.

Un lien intéressant qui parle de Balanod : http://robert.faverge.pagesperso-orange.fr/

Certainement des pistes aux Archives Départementales de Lons-Le-Saunier… Peut-être un jour !!!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s